19.05.2012
De Rouille et d’Os à Cannes
Marion Cotillard
Couvert de Lauriers et grand habitué de la scène cannoise, Jacques Audiard est de retour cette année en sélection officielle avec de Rouille et d’Os. Il a demandé à Marion Cotillard et à Matthias Schoenaerts d’interpréter Stéphanie et Ali les héros qu’ils ont crées de toute pièce avec son coscénariste Thomas Bidegain, en s’inspirant librement du recueil de nouvelles éponyme de Craig Davidson. Un film sensible et violent, tourné au plus près, dans un grand dénuement évitant tout pathos et avec l’exigence d’un metteur en scène hors norme et d’acteurs criant de vérité.
Jacques Audiard
Cannes aime Jacques Audiard puisqu’il a déjà obtenu en 1996 le prix du meilleur scénario avec Un héros très discret et en 2009 le grand prix du Jury avec Un Prophète. Il serait étonnant que cette année, de Rouille et d’Os reparte bredouille, mais de toute manière c’est un film à voir absolument.
07:00 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cannes, de rouille et d'os, jacques audiard, marion cotillard, matthias schoenaerts, thomas bidegain
18.05.2012
Le gouvernement Ayrault déjà au travail
Laurent Fabius
Dès son annonce , nous pouvons constater que les engagements que François Hollande avait pris durant sa campagne se dessinent dans la formation du premier gouvernement Ayrault. Tout d’abord une parité totale avec 17 femmes et 17 hommes, une première sous la Ve République, mais aussi autour de quelques piliers un renouveau très fort. Le gouvernement voulu par le Président de la République est aussi celui de la diversité avec 7 ministres issus de “minorités visibles”. Pour la première fois dans cette nouvelle équipe, où toutes les sensibilités du PS sont présentes, elle prend les couleurs de la France.
Cécile Duflot
La grosse surprise est venue bien entendu de l’absence de Martine Aubry au gouvernement . Elle déclare comprendre le choix de François Hollande, dans une telle période, et qu’il veuille gouverner avec quelqu’un de proche ce qui est bien normal. Elle dit qu’elle savait depuis toujours que ce serait Jean-Marc Ayrault. Pour Martine Aubry c’était Matignon ou rien donc elle refuse tout autre ministère même taillé pour elle, estimant qu’il ne valait pas la mairie de Lille et la présidence de la communauté de commune. Pour mettre fin à la langue de bois, cela vaut certainement mieux pour le début de ce quinquennat. Il est difficile de faire l’impasse sur les relations tendues qu’elle a avec le Président et que leur affrontements lors des primaires a laissé des blessures qui auraient rendu délicat toute cohabitation. Certainement que Martine Aubry sera plus utile, dans la prochaine bataille des législatives, en tant que secrétaire du PS plutôt qu’au gouvernement. Après une suite d’investitures très républicaines dans son ensemble, mis à part le départ en vacances inopiné de Éric Besson ex ministre de l’Industrie mais aussi ex PS. Dès la prise en main de leur dossier à 15h a eu lieu le premier conseil des ministres avant que François Hollande s’envole pour rencontrer Barack Obama accompagné par son ministre des affaires étrangères, le seul éléphant de ce ministère, l’ex premier ministre Laurent Fabius.
06:48 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : barack obama, eric besson, françois hollande, jean-marc ayrault, laurent fabius, matignon, ps
17.05.2012
Jean-Marc Ayrault, un premier ministre prévisible
Jean-Marc Ayrault
Entre des trombes d’eau sur les champs Elysées et le foudroiement de son avion en partance pour une entrevue avec Angela Merkel, le président de la République désigne officiellement son premier ministre. Une nouvelle qui en fait n’est qu’une confirmation. Depuis quelques jours en effet, le nom de Jean-Marc Ayrault circulait dans la presse comme un choix plus que probable, pour ne pas dire évident. Pour un Président qui se veut “ordinaire”, le choix d’un “anti héros” n’a rien d’extraordinaire. Petit-fils d’agriculture, fils d’ouvrier, cet ancien ancien enseignant d’allemand germanophile est l’homme de la situation pour les futures relations franco-allemandes, et bien entendu était le chouchou de Berlin. C’est aussi un fidèle parmi les fidèles que François Hollande considère comme : “loyal, honnête et droit”. Olivier Faure, ex directeur de cabinet du Président dit : “Ils se comprennent à demi-mot, ils ont le même logiciel.” Après 23 ans de règne ininterrompu à Nantes, il fut aussi président du groupe socialiste depuis 1997, poste dans lequel il a été constamment réélu. Comme le Président il n’a jamais obtenu aucun maroquin. Ce travailleur acharné fait parti d’une gauche modérée et sait tenir les troupes. Tout comme François Hollande ce sont de véritables orfèvres de la tactique politique. Avec cette nomination, il semble que ce soit aujourd’hui la revanche de la France des territoires.
09:59 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : angela merkel, françois hollande, jean-marc ayrault, premier ministre
16.05.2012
François Hollande, septième Président de la Ve République
L’investiture a son étiquette, son rythme, mais chaque Président de la République y apporte sa touche personnelle. Durant cette passation de pouvoir, c’est évidement, que François Hollande s’est placé en contre-pied du style de son prédécesseur, en faisant une sorte d’enterrement politique de Nicolas Sarkozy et de son régime. Lors d’une cérémonie tirée au cordeau, pas de famille intempestive, pas de clan qui prend des airs revanchards, pas ou peu de poeples heureuses d’avoir parié sur le bon cheval. Les mots tombent comme des couperets, “simplicité”, “sobriété”, “dignité”. Il semble que François Hollande se soit glissé dans son costume de nouveau Président avec force et détermination pour être celui de tous les Français et pas celui d’un parti. Du reste il n’a pas manqué la veille, lors du au revoir à ses compagnons du PS, de préciser qu’il ne les recevrait pas à l’Elysée lors de dîners parlementaires comme le faisait Nicolas Sarkozy. Son investiture a pourtant été abondamment arrosée, lorsque François Hollande remonte au pas les champs Elysées, sous des trombes d’eau, saluant stoïquement la foule venue l’applaudir, blottie sous des parapluies. Après un repas avec quelques anciens ministres socialiste et Jean-Pierre Bel président du Sénat, c’est l’hommage à Jules Ferry et Mari Curie, symboles de de l’école et de la recherche, ses priorités. C’est enfin la visite à la mairie de Paris où l’attende près d’un millier de personnes triés sur le volet parmi sa famille politique et les poeples qui l’ont soutenu. Avant de s’envoler avec quelques minutes de retard à la rencontre d’Angela Merckel, même pressé par son emploi du temps serré, il n’oublie à aucun moment de saluer la foule à toutes les étapes de cette journée menée tambour battant sur des airs de Marseillaise.
07:12 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : angela merckel, françois hollande, investiture, l'elysée, la marseillaise, nicolas sarkozy, président de la république
15.05.2012
Demain débutera le 65e festival de Cannes, et déjà une polémique.
C'est demain le grand jour. Les tapis rouges sont de sortie et la charmante Bérénice Béjot sera la maîtresse de cérémonie d’ouverture du 65e festival de Cannes. Parlant aussi bien l’anglais, l’espagnol et le français, l’actrice d’origine argentine qui nous a enchanté dans the Artist et obtenu pour ce film, un César 2012 de la Meilleure Actrice, a donc tous les talents et était tout indiqué pour ce rôle de haute voltige linguistique. Question écriture et pour “faire simple”, Bérénice Béjo a pris contact avec des valeurs sûres en écriture, les auteurs de “Bref”, la série à succès sur Canal +, voilà qui promet. Même si elle considère qu’elle n’est ”pas vedette du festival…” elle aura pourtant un joli rôle de composition face à un parterre de “4 000 personnes dont la moitié ne parle pas un mot de français” rajoute-t-elle. Elle présentera aussi jury de l’année présidé cette année par Nanni Moretti
Le festival n’a pas encore commencé que déjà une polémique est d’actualité. La sélection officielle cette année est exclusivement masculine et le collectif La Barbe a publié une lettre ouverture dans le Monde pour dénoncer cet état de fait. Le titre est révélateur du contenu : A Cannes, les femmes montrent leurs bobines, les hommes, leurs films. Elle note par ailleurs qu’une seule fois en 1993, la Palme a été attribuée à la réalisatrice Jane Campion. Dans leur lettre elles rajoutent : “Ne suffit-il pas qu’elles puissent rêver d’être un jour “la” maîtresse de cérémonie de la soirée d’ouverture du Festival!”. Voilà qui certainement ne manquera pas d’intéresser Bérénice Béjo, qui est à la fois maîtresse de cérémonie et qui a pour compagnon, Michel Hazanavicius, le réalisateur de The Artist ?
06:56 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



















